Un samedi soir orageux et pluvieux, mais encore doux pour l'automne déjà bien présent, nous sortions, abrités par le parapluie que nous tendait aimablement le voiturier. Avec tes talons de 12 cm tu survolais gracieusement les flaques et moi fier à tes côtés de remarquer que nous étions à mes yeux les plus beaux de cette soirée passée à l'opéra. Toi dans ta robe couture et moi dans mon smoking.
Le goudron brillant d'humidité, reflétait les lumières nocturnes de Monte-Carlo et la ligne époustouflante de la voiture. Je te tenais la portière et tu t'engouffrais dans l'habitacle, te laissant glisser avec cette élégante agilité qui te caractérise, dans le baquet en cuir capitonné. Les 12 cylindres de 517 ch au ralentis ne demandaient qu'à s'exprimer pour nous reconduire à la maison.
Grande faveur, tu me laissais le volant de ta voiture. Après ce récital, j'ai fait chanter la diva. La tempête déchirait la mer et le ciel. Une pluie d'étincelles s'écrasait sur la voiture. Nous sommes rentrés par la basse corniche. Les vagues se jetaient sur les rochers et nous étions bien dans notre écrin de technologie et de sportivité. Grand tourisme par tout les temps.. Appel contre appel de la route après la représentation, Aston Martin en plaisir majeur.
Partager sur FacebookAuteur : Pierre-jean Manfréo 21/11/2008
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