Dès les premiers matins frais, trois noms reviennent sur les étiquettes des plus belles mailles : cachemire, mérinos, alpaga. On leur prête à tous trois douceur et chaleur, et tous trois se vendent plus cher qu’une laine ordinaire.
Pourtant, ces fibres ne viennent pas du même animal, ne se portent pas de la même façon et ne demandent pas le même soin. Mieux vaut connaître leurs différences avant de s’offrir une pièce censée durer plusieurs hivers.
Le cachemire, la douceur avant tout
Le cachemire provient du duvet qui recouvre la poitrine des chèvres du Cachemire ou du Tibet. Cette fibre très fine donne une maille légère, d’une douceur immédiate, qui tient chaud sans épaisseur. Sa rareté explique en partie son prix : chaque chèvre ne fournit qu’une petite quantité de duvet par an, récoltée au moment de la mue, puis triée pour ne garder que les fibres les plus fines.
Sa délicatesse a une contrepartie. Le cachemire forme facilement de petites bouloches aux endroits de frottement, sous les bras ou au contact d’un sac porté à l’épaule. Pour une première pièce, un pull en cachemire pour femme au col rond ou en V, dans un ton neutre comme le camel, le gris ou le marine, se porte aussi bien sur une chemise que seul sur la peau. Il faut simplement accepter de le laver à la main et de le faire sécher à plat.
Le mérinos, la maille du quotidien

La laine mérinos vient d’un mouton de race espagnole, réputé pour la finesse de sa toison. Moins vaporeuse que le cachemire, elle se montre plus résistante et garde mieux sa forme au fil des saisons. La finesse de sa fibre permet de la porter directement sur la peau, sans qu’elle gratte comme une laine plus grossière.
C’est la fibre des journées chargées : un pull fin en mérinos se glisse sous une veste de tailleur, se porte aussi bien au bureau qu’au dîner et se remet plusieurs fois avant lavage. Beaucoup de modèles peuvent même passer en machine, en programme laine, à condition de suivre l’étiquette.
L’alpaga, chaleur et légèreté
L’alpaga est un camélidé des Andes, dont la toison se compose de poils très longs et très fins. La maille obtenue paraît légèrement duveteuse, avec un aspect un peu flou qui la distingue au premier coup d’œil.
Ce pull-là se choisit pour les grands froids. Il tient très chaud malgré sa légèreté et s’associe volontiers aux manteaux amples. Son poil peut toutefois se déposer sur un vêtement sombre porté dessous.
Comment choisir entre les trois
Tout dépend de l’usage. On réserve le cachemire aux pièces que l’on ménage et que l’on sort pour les belles occasions. Pour une maille de tous les jours, mieux vaut le mérinos, plus résistant. Pour les grands froids, enfin, l’alpaga reste le plus enveloppant.
Dans les trois cas, lisez la composition avant d’acheter. Un pull annoncé en cachemire peut n’en contenir qu’une petite part, mélangée à de la laine ou à une fibre synthétique : la proportion exacte figure toujours sur l’étiquette intérieure. Un mélange n’a rien de honteux, puisqu’un peu de laine ou de soie rend souvent la maille plus solide, mais mieux vaut le savoir avant de payer le prix d’un cachemire pur.
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Experte en joaillerie et design, Noémie met en lumière les créations d’exception et les tendances qui façonnent le luxe.