Pour sublimer son Ecobox, la maison de champagne Perrier-Jouët laisse carte blanche à l’artiste anglaise, Bethan Laura Wood. Elle nous parle de son inspiration, de son rapport à la couleur et de son lien avec la Maison Perrier-Jouët.

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Ton univers est coloré … Qu’est ce que la couleur t’inspire ? Qu’est ce qu’elle t’apporte au quotidien ?

Toutes les couleurs m’inspirent, même celles que je n’aime pas forcément sur le moment. J’aime essayer de mieux les comprendre et de les combiner pour créer des histoires et des paysages pour les yeux à travers la couleur.
Je vois le monde à travers la couleur de la même manière que le maître de chai peut expliquer les complexités du champagne par son nez et sa langue dans des œuvres visuelles clés. Je décompose le monde avec mes yeux et les couleurs qui le relient.

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Qu’évoquent les anémones Perrier-Jouët et l’Art nouveau d’une manière générale pour toi ?

Grâce à mes études d’art, je connaissais l’Art Nouveau avant de collaborer avec Perrier-Jouët. Cependant, en travaillant avec la Maison, j’ai eu la chance d’approfondir ma compréhension de ce mouvement artistique, surtout lors de ma visite à la Maison Belle Epoque, à Epernay. Cela m’a fait prendre conscience de la richesse de l’Art Nouveau. J’ai également été fascinée par les passerelles existantes avec l’esthétique japonaise.

Pourquoi colorier l’Ecobox ?

Quand j’ai découvert l’Ecobox pour la première fois, la beauté du papier et des motifs embossés m’a littéralement invitée à dessiner. J’ai été séduite par l’idée de m’inspirer d’HyperNature, l’œuvre que j’ai créée il y a deux ans pour la Maison Perrier-Jouët, afin de revisiter les anémones de l’Ecobox.

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Quelle est ta relation aux couleurs et le lien avec ta réinterprétation de l’Ecobox ?

Il y a une relation évidente à la couleur dans ma vie. Par conséquent, l’Ecobox revisitée reflète très bien ma personnalité. Mais, elle fait surtout écho à ma collaboration avec la Maison Perrier-Jouët qui repose sur une histoire autour de la couleur que j’ai imaginée pour elle, et aussi sur la joie que nous avons à travailler ensemble.

Comment as-tu choisi les couleurs pour cette réinterprétation des Ecobox ?

J’ai travaillé dans le cadre de la palette que j’ai développée spécifiquement pour la glycine de la sculpture Hypernature. Cette palette a été inspirée par certaines des couleurs des vitraux de la Maison, puis par les dégradés de couleurs des verres d’Émile Gallé. Il m’a semblé approprié de boucler la boucle en revenant aux anémones d’Émile Gallé et en les colorant pour mettre en valeur les différentes cascades de fleurs sur chaque boîte.

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Pourquoi avoir choisi ces couleurs ?

J’ai défini une palette de couleurs spécifiquement pour Perrier-Jouët, à partir des couleurs vives d’HyperNature et de celles utilisées par Emile Gallé dans ses créations. J’ai voulu quelque part rendre ces couleurs aux fleurs qu’il avait dessinées à l’époque pour la Maison Perrier-Jouët.

Chaque coffret est unique. J’ai voulu créer du sens à l’usage de la couleur et travailler à partir d’une palette de coloris définie. Cependant, j’ai conservé une certaine liberté qui est inhérente à mon approche artisanale de l’objet.

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Quel a été ton processus créatif ?

J’ai aimé l’idée de sélectionner différentes grappes de fleurs à travers l’Ecobox afin de créer un mouvement de couleur. L’Ecobox elle-même m’a immédiatement donné envie de la colorier, et il ne restait plus qu’à mettre en valeur son embossage.

Quel est le lien entre les considérations environnementales et ton art ?

Depuis mes études, je m’efforce de comprendre les différentes façons d’aborder les questions environnementales. Je fais consciemment le choix des matériaux en fonction du type de projet. Quand c’est possible, j’utilise des matériaux recyclés ou biodégradables, et, dans tous les cas, je fais en sorte que les matériaux puissent avoir une seconde vie, trouver un nouvel usage.

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Quelle a été ta sensation en dégustant, pour la première fois, du Perrier-Jouet ?

De la joie, toujours de la joie avec des bulles sur le dessus !

Tes prochains projets ?

Je travaille sur de nouvelles œuvres pour la galerie Nilufar, avec laquelle je collabore depuis maintenant 10 ans. Certaines pièces ont commencé à sortir, notamment les appliques Bon Bon de ma collection de lampes à base de fleurs qui s’inspirent également des formes Art Nouveau que j’ai découvertes en travaillant avec Perrier-Jouët.

J’ai des tapis qui sortiront plus tard dans l’année avec CC-Tapis, basés sur les dessins de mon Cactus que j’ai fait pendant le confinement.

Et quelques autres choses à venir !