Cette semaine, notre rendez-vous avec un acteur du luxe nous emmène à la rencontre de Jorge Apesteguia-Peña, Fondateur de The Globe-Setters Society.

The Globe-Setters Society est un cercle de voyageurs dont les membres cultivent l’art de vivre et du voyage, ayant pour obsession l’élégance et la confidentialité de toutes les expériences hors du commun.

The Globe-Setters Society propose des séjours personnalisables accessibles en ligne à travers une plateforme dédiée. Une fois le séjour réservé, l’équipe d’experts accompagne le client de A à Z. The Globe-Setters Society offre un espace privilège est disponible en ligne, avec des services et des avantages uniques.

Votre personnalité

Jorge Apesteguia Pena

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis d’origine espagnole. Dans mon quotidien, je me partage entre mon rôle de chef de famille et de chef d’entreprise. Je suis de nature curieuse et j’ai le goût des bonnes choses.

Je suis passionné d’équitation, de photographie et de voyages. D’ailleurs, j’aime vivre pleinement chacune de mes destinations. J’aime les choses simples comme partir au fin fond de l’Argentine pour vivre au milieu des Gauchos et contempler la nature qui s’offre à mon regard – le tout juché sur mon cheval.

Pour moi, la vraie évasion consiste à aller découvrir le monde avec ma femme et mes enfants.

Quel est votre parcours ?

Issu du marketing et de la communication dans le luxe, j’ai habité dans 5 pays différents et je parle couramment 4 langues. De nature curieuse et extravertie, je suis toujours à la recherche de la nouveauté, l’exceptionnel et cherche les parcours « hors des sentiers battus », non seulement dans le voyage, mais dans la vie en général. Entrepreneur et businessman par passion, je suis aussi attiré par l’art et par la créativité sous toutes ses formes. J’aime le style mais je ne suis pas la mode et j’aime aussi le subtil mélange de l’ancien et du contemporain. Absolument technophile, je suis à l’affût des tendances et des nouveautés dans tous les secteurs et je porte un intérêt particulier aux évolutions technologiques et leurs applications dans la vie contemporaine et future.

Quels éléments ont motivé votre choix de travailler dans le tourisme ?

Ma passion du voyage.

The Globe-Setters Society vol

Quelles qualités sont nécessaires pour créer son entreprise ?

La motivation, la passion, la persévérance, la volonté de réussir, la résilience et l’empathie.

Selon vous, existe-il un trait de caractère nécessaire ou un profil type pour atteindre des postes à responsabilités ?

Non pas particulièrement. Il peut y avoir autant de typologies de managers que d’hommes. Cela ne veut pas dire qu’elles sont toutes bonnes, ni qu’elles fonctionnent de manière optimale. Le manager est là  pour pousser, challenger et motiver ses équipes afin de les aider à atteindre leurs objectifs. Il doit les comprendre, adapter leurs missions à leurs qualités premières et même si parfois il doit être directif et ferme, il doit laisser aussi une grande place à l’écoute et à l’interaction pour faire vivre une vraie émulation et accentuer la motivation.

Vos conseils pour réussir sa vie professionnelle ?

Être créatif, curieux, ouvert aux opportunités, savoir prendre des risques, savoir comprendre les hommes, être optimiste et positif.

Savoir encaisser et se remettre en cause suite à ses erreurs ou ses échecs.

Se connaître soi-même, accepter ses qualités et ses défauts tout en exploitant les premiers et en améliorant et corrigeant les seconds.

The Globe-Setters Society Fisherman Myanmar

The Globe-Setters Society et vous

En quelques mots, pourriez-vous définir The Globe-Setters Society ?

The Globe-Setters Society est un club de voyageurs ambitieux et visionnaires dont les ambassadeurs parcourent le monde pour sélectionner les endroits et expériences rares afin de proposer un catalogue de séjours d’exception et personnalisables disponible en ligne via une plateforme innovante aux membres de la communauté. Ces voyages s’adressent à des passionnés qui, ensemble, voyagent selon les codes de confort et d’art de vivre qui font de toute escapade une expérience unique.

Quels éléments vous ont poussé à fonder The Globe-Setters Society ?

Réconcilier ou mettre en relation le luxe et le digital de manière à les faire cohabiter auprès du public dans un secteur dominé principalement par des acteurs dont la priorité est le prix et non la qualité.

Fédérer autour d’un concept une communauté de personnes recherchant la qualité, l’exclusivité et utilisant les technologies de réservation en ligne.

Créer une véritable marque de voyages de luxe sur internet au niveau national et international.

Qui sont vos concurrents ? Quelle est votre différence ?

Nos concurrents sont divers dans l’univers du voyage. Sur certaines destinations, des opérateurs comme Voyageurs du Monde ou Amplitudes peuvent en être au même titre que des agences de location de villas, ou même airbnb, sur d’autres types de prestations.

Mais notre valeur ajoutée, notre différence c’est notre plateforme de distribution automatisée révolutionnaire et unique en son genre. Elle permet, en effet, aux Globe-setters de réserver l’intégralité de leurs séjours en quelques clics et d’effectuer leur règlement en ligne de manière totalement sécurisée. Tout le voyage peut être réservé en temps réel de la réservation d’un vol, à celle de la voiture qui viendra chercher le voyageur au retour de son voyage !

Par ailleurs, nous sommes les seuls à proposer :

- un catalogue de 400 séjours accessibles en permanence en ligne,

- un système de réservation ouvert et disponible à la consultation à tout moment

- des tarifs en temps réel, sans attente, ni nécessité de devis,

- un espace dédié aux membres du club avec de nombreuses fonctionnalités allant de la gestion du voyage au partage des images et vidéos en passant par le parrainage et la gestion de crédits ou avantages personnels. Cet espace a été conçu comme un réseau social,

- Nous ne négligeons pas la partie humaine pour autant même si nous sommes une agence digitale. Pour cela, nos conseillers sont disponibles pour accompagner le voyageur dans sa réflexion et à travers la plateforme, si besoin.

Quels ont été les défis majeurs depuis la création de l’entreprise ?

La véritable difficulté réside dans l’automatisation de tout le processus de réservation et de customisation existant sur la plateforme. Cela nous a pris beaucoup de temps et beaucoup d’énergie car nous avons été les premiers et n’avions donc pas de modèle. L’une des grandes difficultés rencontrée a été la sensibilisation de nos prestataires à une nouvelle manière de travailler. Ceci-dit, nous avons eu beaucoup de chance car notre projet a suscité l’enthousiasme et cet accueil nous a permis d’avancer rapidement. Maintenant que  la technologie a été mise en place, notre principal défi est l’international.

Comment ce projet a-t-il pu se concrétiser (fond personnel, confiance des banques ?…) ?

Tout a été financé en fonds propres et le capital n’a pas été ouvert pour le moment.

Qui sont vos clients ? Comment vous assurez-vous de leur satisfaction ?

Notre clientèle a entre 35 à 75 ans et a envie d’investir dans une autre forme de voyage. Elle a également conscience que la qualité et le service ont un prix. Notre gamme de produits s’adresse à une population large et variée mais toujours avide de propositions originales et qualitatives.

Quels sont vos objectifs pour le futur ?

L’un des enjeux majeur de notre avenir à court et moyen terme est de prendre des parts de marché dans les pays européens. Pour cela une stratégie a déjà été mise en place et une version du site en anglais est en préparation. Elle sortira très bientôt.

Quelle est la place de la femme au sein de The Globe-Setters Society ?

Les femmes sont des passionnées de voyage et ce sont souvent elles qui les organisent. C’est pour cela que beaucoup de nos ambassadrices sont des femmes. En général, les femmes sont dans le détail, la qualité, tout ce qui est soigneux et qui nous apporte du bien-être et pourquoi pas, du bonheur. Nos séjours sont des assemblages complexes et délicats qu’il faut confier à des personnes qui en prennent soin. Nos équipes sont composées de jeunes femmes de talent, créatives et passionnées.

The Globe-Setters Society Ethiopie

Le luxe, le digital et vous

Comment définiriez-vous le luxe ?

Le luxe pour moi, c’est la rareté. J’apprécie particulièrement les moments, les objets ou les expériences dont je peux profiter de manière très confidentielle. Si je le pouvais, comme c’était le cas autrefois quand j’étais plus jeune, je souhaiterais passer entre 3 et 6 mois dans chaque endroit afin de m’imprégner vraiment de la vie locale et rencontrer ses acteurs au quotidien. Quoi de mieux que de côtoyer une langue, des coutumes, des habitudes et un style de vie en se laissant porter sans se préoccuper du temps. Malheureusement, aujourd’hui, j’ai moins le temps pour cela alors le luxe pour moi c’est les moments privilégiés que je vis en famille ou entre amis autour des plaisirs simples ici, ou ailleurs. Mais quand ils sont ailleurs, je choisis toujours un lieu où je sais que je vais retrouver ce dont je parle plus haut : l’authenticité. J’ai toujours eu le « flair » pour cela et c’est ce que j’essaie de transmettre dans les voyages que nous créons.

Peut-on associer luxe, individualité, expérience unique et tourisme ?

Nous devons partir du principe que malgré toute notre objectivité, le luxe reste une affaire subjective dans l’esprit de tout un chacun. Personnellement, je pense qu’une expérience dans des conditions privilégiées, dans un lieu exclusivement disponible pour nous avec l’encadrement nécessaire est un luxe aujourd’hui. Les moyens de communication et de transports s’étant aujourd’hui développés de manière exponentielle, ont rendu l’accessibilité des endroits reculés, plus simple à un nombre plus important de personnes. Par conséquent la confidentialité et l’exclusivité sont beaucoup plus difficiles à trouver. Cela fait qu’uniquement une  partie des clients peut accéder à ce type de services ou d’expériences car cela demande un certain budget.

Quelle est votre opinion sur l’avenir du luxe et du tourisme ?

Le luxe et le tourisme sont deux segments dont le dénominateur commun est leur actuelle mutation.  Le premier se dirige vers une digitalisation de plus en plus importante alors que pendant des années, la rareté était perçue comme incompatible avec internet et son modèle économique. Aujourd’hui par exemple les marques de mode organisent des commandes en ligne pendant les défilés de prêt-à-porter.

Le tourisme subit également d’importantes transformations qui remettent en cause les modèles économiques des entreprises de transport aérien, des hôteliers, des sociétés transport terrestre etc. Aujourd’hui, le client a accès à toute l’information et a de moins en moins besoin d’intermédiaires. Il cherche également le prix le plus compétitif et essaye d’optimiser son budget.

Dans les années à venir, les acteurs du luxe et du tourisme  vont devoir revoir leur manière de travailler. L’arrivée des « millennials » avec des attentes différentes et nouvelles, ainsi qu’une approche psychologique de la consommation totalement différente de celle des autres générations et le développement des nouveaux pays émergents comme la Chine, le Brésil, l’Inde, la Russie changent déjà les règles de ces secteurs. Les consommateurs veulent plus d’expérience, un service plus adapté et beaucoup plus de réactivité. Les codes changent, les habitudes aussi, les produits et services vont devoir s’adapter à cette nouvelle demande de plus en plus présente. Pour ces nouveaux consommateurs l’importance du digital est capitale et deviendra une des clés de la réussite des marques pour l’avenir.

Selon vous, l’approche du luxe est-elle différente selon le fait qu’on soit un homme et femme ?

Comme je l’ai dit plus haut, les femmes ont une sensibilité particulière qui coïncide parfaitement avec le luxe. Actuellement, l’homme est en train de se débarrasser d’un certain nombre de tabous et devient consommateur actif dans le luxe également. Sans doute il y a une différence dans les produits qui suscitent son  intérêt et dans l’approche de leur consommation. Je pense que l’homme et la femme ont des natures différentes avec des centres d’intérêt qui ne sont pas toujours les mêmes. Donc de toute évidence, la manière dont chacun d’eux appréhende la consommation des produits de luxe est différente. Mais surtout, il ne faut pas oublier qu’il est toujours difficile de faire des généralités et que le luxe est une affaire très personnelle que chaque individu vit d’une manière particulière, qu’il soit homme ou femme.

Quels sont les challenges principaux de The Globe-Setters Society, pour les années à venir, en terme de communication digitale ?

Notre plus grand challenge pour les années à venir est de fédérer un nombre très important de Globe-Setters autour des valeurs que nous véhiculons. Faire grandir cette communauté autour d’un savoir-voyager et l’étendre à un grand nombre de pays, serait notre plus grand succès.

Comment le digital et la communication ont-ils évolué depuis vos débuts ?

Notre communication a toujours été drivée par le digital. Ce qui a changé au fil du temps, c’est le rapport des différents supports de diffusion et leur impact sur la transformation et le chiffre d’affaires. Aujourd’hui, les réseaux sociaux ont pris une importance de plus en plus grande pour accroître la notoriété et communiquer avec sa communauté. D’un autre côté, l’e-mailing est un outil fantastique de fidélisation pour les clients et les membres de la communauté. Tout est plus segmenté aujourd’hui : au début, il suffisait d’une présence et un discours, maintenant, il faut un vrai contenu adapté à son public et une vraie valeur ajoutée dans la communication. Nous nous efforçons donc d’y mettre de la qualité afin de satisfaire au maximum les personnes qui s’intéressent à nous. Dans ce sens, nous avons créé un outil digital (The Globe-Setters Journal) où nous donnons la parole à nos ambassadeurs qui partagent leurs expériences auprès des Globe-Setters. Ce journal a beaucoup de succès car après seulement quatre mois d’existence, il génère entre 20 000 et 25 000 vues par mois.

Le luxe et le digital peuvent-ils cohabiter selon vous ?

Le luxe et le digital sont obligés de cohabiter à mon sens. Et mieux que cela, ils sont obligés de s’aimer car ils dépendent l’un de l’autre. Si l’un crée le contenu, l’image, les valeurs, et l’histoire, l’autre est le vecteur par lequel cela peut-être rendu accessible au plus grand nombre. Il est nécessaire donc de se débarrasser des vieux préjugés selon lesquels le luxe et le digital ne sont pas compatibles, car à l’avenir, et comme il a déjà été prouvé, les marques seront obligées de se développer de plus en plus autour du digital pour créer une communauté, la développer et la fidéliser. Cela ne va pas du tout à l’encontre de la distribution en point physique – d’ailleurs les stratégies réussies d’aujourd’hui montrent que c’est dans le multicanal que l’on obtient le succès.

The Globe-Setters Society bath 

Le luxe et vous

Quels sont vos moments luxe ?

Mes voyages en famille avec ma femme et mes deux enfants.

Le partage d’expériences rares et confidentielles dans des contextes privilégiés. Par exemple monter à cheval avec des gauchos dans une estancia en Argentine.

Un moment de créativité individuelle ou de partage autour d’une oeuvre d’art – l’art est l’une de mes passions.

Quelle est votre plus grande fierté personnelle ? Professionnelle ?

Ma famille et mes enfants pour la partie personnelle. Pour la partie professionnelle, je suis fier et content d’avoir toujours réussi à faire ce que j’avais envie de faire malgré les difficultés et la diversité de mon parcours.

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