Depuis 2011, McLaren met son expertise acquise depuis plus de 50 ans en Formule 1, au service de ses privilégiés clients. Sa gamme s’étoffe au rythme artisanal d’un modèle par an.

Mc-laren-650s-cotes

Ainsi, après la 12C Coupé, Spider et la P1, la 650S s’en va donner la réplique aux non moins mythiques Ferrari 458 Speciale ou Porsche 911 Turbo S. Nous nous sommes glissés dans son baquet, pour goûter au rêve que procure la conduite du nouveau modèle de Woking.

Mc-laren-650s-aile

Quand McLaren commença le développement de la McLaren 650S, les propriétaires de 12C furent consultés, afin de leur élaborer la machine la plus proche possible de leurs désirs. Ainsi, les ingénieurs à Woking travaillèrent sur un cahier des charges précis, avec comme seul but de séduire à nouveau ses fidèles clients, et en conquérir de nouveaux. Esthétiquement, la face avant inspirée de l’exclusive P1 apporte le supplément d’agressivité qui lui manquait, alors que le bouclier arrière modelé sur la GT3 qui court en compétition souligne son caractère de supersportive. Au-delà du style, tous ces éléments visibles font progresser de 40% l’appui aérodynamique par rapport à la déjà très performante 12C.

Mc-laren-650s-interieur

L’habitacle… ou plutôt le cockpit pousse le pilote à se concentrer sur le principal, le paysage qui défile à haute vitesse derrière le pare-brise. Sur la console sont disposés seuls quelques switchs nécessaires au décollage, ou plus justement au maintien sur terre de ce vaisseau descendu de l’espace pour s’offrir aux simples mortels que nous sommes. Le bien heureux s’installe dans un baquet de carbone, qu’il aura choisi suivant sa morphologie, pour une position de conduite parfaite. Cette ambiance épurée et très sportive, relevé par quelques touches de raffinement comme les surpiqures colorés et l’alcantara qui habille toute la planche de bord, se laisse oublier dès qu’on appuie sur le bouton start / stop. Cette action réveille le V8 biturbo dans notre dos, encore plus sonore que dans la 12C.

Ce dernier compte sur une cavalerie de 650 chevaux, qui se laissent docilement guidés… avant de devenir carrément sauvage quand on enfonce la pédale de droite. Dès lors, nous entrons dans une dimension que peu connaissent, celle de la très haute performance. Oublions le classique 0 à 100 km/h, le chiffre de 8,4 s pour atteindre les 200 km/h donne un aperçu de l’ahurissante puissance de cette machine. Toutefois, nous pouvons compter sur une plateforme d’exception, et notamment le « Proactive Chassis Control by McLaren » qui gère individuellement l’amortissement perfectionné de chaque roue en permanence suivant le profil de la route, pour une précision de cap rarement vue dans le monde automobile. Le freinage à la hauteur de l’accélération, place la 650S comme la championne du monde dans ce domaine, et ne prendra jamais le conducteur au dépourvu lorsqu’un virage saute aux yeux… ce qui arrive constamment au volant de cette si sublime machine.

Mc-laren-650s-jante

Pouvait-on réinventer et repousser les limites de la perfection au volant d’une supercar? McLaren le prouve une nouvelle fois, tout comme elle s’efforce de le faire en Formule 1, avec une rigueur sans pareille. Cela on le ressent à chaque seconde en 650S, et la rendre releva du supplice. Venait-on seulement de rêver ou ce moment fut-il réel ? Heureusement chaque photographie apparait comme une preuve irréfutable…