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Après les journées particulières LVMH, une soirée privative fut réservée à un comité de privilégiés. Convié, il m’aura fallu moins de temps pour faire un Paris-Reims qu’une traversée de la ville lumière, en métro un lundi soir. Une fois arrivé, l’hôtel du Marc, propriété de Veuve Clicquot, me livre ses secrets.

Une soirée singulière en compagnie de la Veuve Clicquot

Après 45 minutes à bord d’un TGV, le véritable voyage commence. Reims, Capitale mondiale du Champagne et de l’excellence à la Française nous ouvre ses portes. Nous ! Oui, en compagnie d’une poignée de journalistes, je pars à la découverte d’un nom, d’une époque, d’une bulle que l’on savoure à travers le monde sans véritablement en connaître les fondements.

Devant une bâtisse datant de 1840, récemment rénovée mais toujours marquée par les blessures d’une longue guerre, l’historienne nous dévoile le passé de la Veuve Clicquot et de son patrimoine. C’est en 1805 que l’histoire commence vraiment. À cette époque, Barbe Nicole Clicquot née Ponsardin devient la première femme à diriger une Maison de Champagne. À 27 ans, elle hérite d’une affaire entreprise 33 ans plus tôt. Durant toute sa carrière, Barbe – qui fut l’une des premières femmes d’affaires – voue un véritable amour à la viticulture raisonnée. À sa mort en 1866, la Grande Dame du Champagne laisse un commerce florissant, commercialisant 750 000 bouteilles de Champagne avec un rayonnement international.

Nous entrons alors dans le grand hall cramoisi, éclairé par un imposant lustre de cristal. Loin d’être classique, le lieu mêle art contemporain, objets d’antan et artistes surprenants et discrets. De grandes portes blanches s’ouvrent sur une série de pièces. Dans la bibliothèque, une myriade de livres me laisse rêveur. La photographie, l’art, la culture, la gastronomie, tout y est.

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J’ai envie de grimper sur la selle en cuir orange qu’une incroyable autruche porte. Les yeux masqués par une paire de lunettes d’aviateur, le volatile semble prêt à partir. Dans le grand salon éclairé par un soleil couchant, la visite se poursuit. Le blanc des murs met en valeur les matières et les œuvres originales d’artistes japonais. Avant le jardin, je découvre un fumoir où des bouteilles de champagne sont entreposées. Éclairée par des lustres néons signés Jugnet & Clairet, le fumoir invite à la détente et aux longues discussions. Le rouge de la lumière rivalise avec l’orangé des étiquettes signées de la Veuve Clicquot. Le moment est parfait.

Un homme se pose au piano. La première coupe de Veuve Clicquot Rosé est servie. Sur la terrasse, sous un soleil encore radieux, je déguste les saveurs de fruits secs s’alliant à une fraîcheur en bouche exceptionnelle. Les bulles explosent sur le palais. la robe du champagne est lumineuse.

L’heure de la visite sonne. Le Palais de la Veuve nous ouvre ses vrais mystères.

À l’étage. Au détour du grand escalier, face à un tableau sous lequel trône un énorme bouquet de roses anciennes, la sculpture de Pablo Reinoso semble grimper sans pouvoir s’arrêter. Elle rend hommage à la vigne. C’est à cet instant que je traverse la galerie des portraits, un endroit sombre où d’impressionnantes toiles peintes sur fond orange font allusion aux personnages-clés de la Maison Clicquot. La Veuve et Louis Bohne semblent ne pas être très loin.

L’heure de la visite sonne. Le Palais de la Veuve nous ouvre ses vrais mystères.

 

Entre les portraits, d’étranges portes conservent les derniers secrets. Curieux, je pousse la première qui s’offre à moi. Voici le lieu pour un étrange rêve. « Once Upon a Dream » est une Ode au sommeil, au bonheur, à la douceur. Température à 19°C pour emporter le corps dans un état de repos, lumière douce pour amener les rêveurs vers des songes, bruit blanc pour purifier les nuisances sonores, rideaux tirés, l’expérience imaginée par l’architecte Mathieu Lehanneur aurait été bénéfique à Madame Clicquot, grande insomniaque qui dépensait ses nuits dans ses caves.

Veuve Clicquot Champagne Maison Reims chambre sommeil

D’autres chambres s’ouvrent à moi. Pour chaque écrin, un thème a été réfléchi. L’envie de me jeter sur un immense lit me prend mais la bienséance m’impose de regagner la salle à manger. Je quitte l’étage par le grand escalier. Alors que mes pieds battent la pierre blanche, mes doigts glissent le long de la rampe en fer forgé. Les arabesques m’amusent et m’émerveillent. Le talent des hommes n’a pas de prix.

Je retrouve des auteurs, des femmes et des hommes qui discutent Champagne, savoir-faire, artisanat, histoire, passé et futur… Le maître d’hôtel nous invite à prendre place. Sous les ors et les boiseries florales de la pièce, le diner commence. Portables éteints, les saveurs s’associent au talent du Chef pour provoquer un moment hors du temps.

Dans la voiture, le chauffeur ne dit pas un mot. Je me remémore chaque instant.  Une soirée réservée aux initiés. Rejoindrez-vous ce cercle ?