Michele De Lucchi © Giovanni Gastel

J’ai rencontré hier un homme durant mon rendez-vous. Amateur de belles pièces souvent uniques, il cherchait pour sa nouvelle résidence des objets exclusifs dessinés par un designer de renom. J’avais sous le bras le dossier de presse de la Maison Pleyel, celle qui me donne à chaque moment où j’y rentre, le sentiment que le savoir-faire existe encore et l’intelligence a complètement sa place.

Le dossier de presse était assez lourd et les pièces jointes m’obligèrent à poser le nouveau projet de la Maison Pleyel sur la table. L’homme eut alors l’honneur de voir le nom de Michele De Lucchi, énorme designer Italien et célèbre interprète de la lampe appelée Toloméo.

Intéressé par ces noms prestigieux, l’homme me demanda de lui conter cette histoire magnifique que je venais d’entendre lors de cette conférence de presse marquée par des moments de complicité et des retrouvailles avec des personnes désormais chères à mon cœur.

Je lui ai alors révélé tel un ambassadeur Pleyel l’aurait fait, l’histoire de la Maison, de Michele de Lucchi et de cette nouvelle idée qui venait de naitre entre les deux signatures. L’homme fut un peu surpris, mais il prit tout le sens de mon discours lorsque je lui ai dévoilé que Michele venait de composer la première collection d’objets et de meubles pour la Maison Pleyel. Ces créations seraient inspirées par les arts décoratifs et associeraient l’ébénisterie, la laque, le vernis, le talent d’un grand designer et le savoir–faire d’une maison où l’excellence s’inscrit sur chacune des pièces réalisées par ce nom.

J’ai proposé à cet inconnu de découvrir quelques esquisses de ces créations atypiques où la magie des Maisons baccarat et Sèvres prenait toute sa forme. Et puis, j’ai expliqué à l’homme que le grand designer interprétera pour Pleyel, le prochain piano de la Maison. J’ai attendu un instant avant de continuer mon dialogue avec lui. J’avais en tête ces mots qui me rappelaient que Michele De Lucchi avait essayé de retravailler la forme de l’instrument. Avec une attention particulière et un sens du détail exquis, le designer avait bien essayé, mais il avoua finalement que cette boîte à musique avait une forme à laquelle il serait impossible de toucher.

J’ai alors repris ma discussion pour souligner avec mes mots la beauté des courbes des bois composant les pieds-tréteaux. J’ai ensuite imaginé que je glissais mes doigts sur ces arêtes et ces lignes courbes en bois précieux pour enfin terminer le parcours sur cet ensemble d’harmonie du piano à queue 2,04m.

L’homme est parti satisfait. Il avait en tête des dates précieuses. Je lui ai en effet chuchoté que cette première collection d’objets pour la Maison Pleyel serait dévoilée à partir du 11 avril 2011 au salon du Meuble de Milan. Aussi, il savait avec beaucoup d’avance que le piano serait présenté en exclusivité à partir du 11 avril en France.

Comme souvent, Pleyel venait de clôturer avec magie cette journée de travail et de passion pour une Maison d’exception et de savoir-faire.